Dérives du geste
Les peintures de Mouvement Parallèle trouvent leur origine dans une esquisse générée sur un dispositif tactile. Ce premier geste, immédiat et continu, établit une structure initiale qui ne fait pas l'objet d'un transfert direct, mais active plutôt un processus de construction sur la toile.
L'image se développe à travers un système de masquage (encintado) qui délimite des lignes, des plans et des directions, permettant de reconstruire physiquement une logique visuelle appartenant à l'environnement numérique. Par le biais de couches, de superpositions et de déplacements, la peinture ne reproduit pas l'image initiale, mais elle la reconfigure.
Le travail se situe ainsi dans un espace intermédiaire où opèrent deux modes de perception. D'une part, l'immédiateté de l'image générée sur écran ; d'autre part, la temporalité et la résistance matérielle de la peinture. Entre les deux s'établit un mouvement parallèle dans lequel l'image se construit simultanément en tant que structure numérique et expérience picturale.
Dans ce processus, la peinture ne représente pas une réalité directe, mais une réalité médiatisée, filtrée par des dispositifs et des systèmes de capture. La surface de la toile devient un lieu où ces logiques se croisent, générant une image qui oscille entre le construit et le perçu.
MP_502, 2023. Huile sur lin. 162 x 130 cm.
MP_502, 2023. Huile sur lin. 162 x 130 cm. (détail)
MP_501, 2023. Huile sur lin. 162 x 130 cm.
MP_503, 2026. Huile sur lin. 162 x 130 cm.
MP_503, 2026. Huile sur lin. 162 x 130 cm. (détail)
MP_505, 2026. Huile sur lin. 162 x 130 cm.
MP_505, 2026. Huile sur lin. 162 x 130 cm. (détail)
MP_504, 2026. Huile sur lin. 162 x 130 cm.